L'apprentissage de l'équitation, du débutant au niveau avancé : les articles et cours vidéo de Chaharnal sur les fondamentaux, l'assiette et l'équilibre, le dressage et le saut d'obstacles.
Pour commencer l’équitation, il ne faut ni cheval à soi, ni tenue coûteuse, ni la moindre expérience : il faut un centre équestre déclaré et un enseignant qui prend les débutants.
Repérez deux ou trois clubs près de chez vous, appelez-les et dites franchement que vous n’êtes jamais monté. Les clubs gardent une séance de découverte ou une reprise débutants exactement pour cela, sur un cheval de club : un cheval calme et expérimenté dont le métier est de porter des gens qui apprennent encore.
Dans les premières séances, il n’est jamais question d’aller vite : tout s’y joue sur l’équilibre en selle, sur la répartition de votre poids entre l’assiette et les étriers, et sur ce que le cheval entend de vos mains, de vos jambes et de votre dos. Remettez l’achat d’une selle ou de bottes au jour où vous serez sûr de continuer : pour les premières reprises, le club prête ce qu’il faut.
Une chose que les débutants comprennent tard : la régularité compte plus que l’intensité. Une reprise par semaine, sans trou, fait de vous un cavalier bien plus vite qu’un stage intensif suivi de longs mois sans monter.
Arrivez un peu en avance : vous aurez le temps de souffler et de vous habituer aux écuries, à leurs bruits et à leur odeur.
L’enseignant commence en général par vous présenter votre cheval, vous montre de quel côté l’aborder et vous laisse poser la main sur son encolure ; ce sont ces quelques minutes qui font tomber l’essentiel de la première appréhension. Le cheval arrive ensuite sellé, ou on le selle à côté de vous en expliquant à quoi servent la sangle et les étriers.
On se met en selle au montoir, pour ne pas tirer sur le dos du cheval. Une première reprise se passe presque entièrement au pas : s’asseoir juste, tenir ses rênes, arrêter, tourner à gauche et à droite. Si l’enseignant voit votre équilibre se poser, vous ferez peut-être quelques foulées de trot — à la longe et sous son contrôle.
À la fin, vous mettez pied à terre, vous détendez le cheval au pas et l’enseignant vous fait un retour. Des courbatures aux cuisses et aux mollets le lendemain sont normales, et elles s’espacent à mesure que vous montez.
Mettez un pantalon long et souple. Un jean épais, ou n’importe quel pantalon à couture intérieure saillante, vous brûlera l’intérieur des cuisses en quelques minutes.
Il faut des bottes ou des boots à petit talon, pour que le pied ne traverse pas l’étrier : c’est exactement pour cela qu’une basket à semelle plate est un mauvais choix. Le plus important reste un casque à votre taille, et la plupart des clubs en prêtent un pour les premières séances ; il doit tenir fermement sur la tête, jugulaire attachée.
Les gants ne sont pas obligatoires, mais ils épargnent les paumes. Écharpe qui pend, blouson large, tout ce qui claque au vent effraie le cheval : laissez-le au vestiaire ou attachez-le.
Attachez vos cheveux, retirez bagues et montre, prenez une bouteille d’eau. Une tenue couvrante et confortable est aussi le meilleur choix pour les cavalières, et beaucoup de clubs proposent des créneaux réservés aux femmes.
C’est le club qui fixe l’âge d’entrée, pas une règle générale. Chaque structure décide de son minimum selon les chevaux et les poneys qu’elle a, son assurance et l’expérience de ses enseignants : posez la question avant d’inscrire qui que ce soit.
Ce qui compte davantage que l’âge, c’est que l’enfant tienne assis sans appui, garde son équilibre, comprenne la consigne et l’exécute ; un enfant dont l’attention reste courte n’est en sécurité sur aucun cheval, même le plus calme. Beaucoup de structures ont un poney-club pour les plus jeunes : poney plus petit, séance plus courte.
Chez l’adulte, il n’y a pas de limite haute. Ceux qui commencent au milieu de leur vie progressent d’ordinaire plus lentement et plus sûrement, parce qu’ils écoutent leur corps.
Si vous avez des antécédents au dos, aux genoux ou à la nuque, parlez-en d’abord à un médecin puis à l’enseignant, pour que la séance se construise autour.
La réponse honnête : il n’existe pas de chiffre fixe, et le chemin de chacun diffère ; ce qui pèse le plus, c’est la régularité.
L’ordre est en général celui-ci : d’abord l’équilibre et une assiette tranquille au pas, l’arrêt et la direction ; ensuite le trot assis ; puis le trot enlevé, dans le rythme du cheval ; ensuite vos propres figures en carrière ou en manège, sans aide, en gérant les distances avec les autres cavaliers ; et enfin le galop sous l’œil de l’enseignant.
Les examens fédéraux, les Galops, jalonnent ce parcours et donnent un vocabulaire commun d’un club à l’autre ; ils mesurent des acquis, pas un nombre de séances.
« Seul » a d’ailleurs des degrés : monter en autonomie dans une carrière vient tôt ; la promenade en extérieur, ou un cheval que vous ne connaissez pas, demandent bien davantage.
Demandez à votre enseignant l’objectif du mois et mesurez vos progrès à ces objectifs plutôt qu’au nombre de reprises.
Les cours d’équitation n’ont pas de tarif unique : il change d’un club à l’autre. Cinq éléments pèsent le plus :
Le club et la ville : les installations, le type de manège ou de carrière et le coût d’entretien de la cavalerie varient d’une ville à l’autre.
Cours particulier ou reprise en groupe : en cours particulier, l’enseignant ne travaille qu’avec vous ; en groupe, son temps se partage entre plusieurs cavaliers.
Le niveau de l’enseignant : son expérience et ses diplômes se retrouvent dans le tarif.
Le rythme hebdomadaire : la facturation se fait le plus souvent au forfait, au mois ou au trimestre, et le nombre de séances par semaine change ce que vous payez.
La location du cheval et du matériel : sans cheval à vous, la cavalerie du club — et parfois le casque et l’équipement — entre dans le prix.
Avant de vous inscrire, demandez combien de reprises le forfait couvre, si une séance manquée se rattrape, et si une cotisation annuelle ou une licence se paie à part.
Pour les tarifs pratiqués en ce moment, appelez les centres équestres de votre propre ville.
Allez voir le club avant de vous inscrire : une demi-heure passée aux écuries vous apprend plus que n’importe quelle annonce.
Regardez les chevaux eux-mêmes : robe propre et pieds soignés, état correct, comportement calme — ce sont les signes d’une structure bien tenue. Le sol de la carrière doit être régulier, sans cailloux ni trous, les clôtures en bon état, et l’eau propre accessible aux chevaux.
Demandez quels diplômes a l’enseignant, combien de cavaliers il y a par reprise et si le club dispose de casques et de selles à la taille d’un débutant. Faites-vous donner par écrit le planning et les conditions de rattrapage.
Si vous cherchez un créneau réservé aux femmes ou une reprise enfants, fixez-en le jour et l’heure sur place.
Ne sous-estimez pas la distance : un club où vous arrivez facilement chaque semaine vous fera plus de bien qu’un meilleur club vu une fois par mois.
Technique équestre et entraînement
Commencez par des reprises encadrées dans un centre équestre déclaré : apprenez à vous mettre en selle au montoir, à trouver une assiette équilibrée et à agir sur les rênes sur un cheval de club calme, avant de monter en autonomie.
On vous présente le cheval, vous vous mettez en selle au montoir et vous travaillez au pas : arrêt, tournants, position assise. Si votre équilibre se pose, quelques foulées de trot à la longe sont possibles. Des courbatures le lendemain sont normales.
Un pantalon long et souple, des bottes ou des boots à petit talon et un casque à votre taille — la plupart des clubs en prêtent pour les premières séances. Évitez les vêtements flottants, les écharpes qui pendent et les semelles plates et glissantes.
Chaque club fixe son âge minimum et ses règles de sécurité : posez-lui directement la question. Plus que l’âge, ce qui compte est que l’enfant tienne son équilibre assis et applique la consigne de l’enseignant.
Il n’y a pas de chiffre fixe : cela dépend de votre régularité, du cheval et de l’enseignant. L’ordre est l’équilibre au pas, le trot assis, le trot enlevé, vos propres figures en carrière, puis le galop encadré.
Du club et de la ville, du fait que la séance soit particulière ou en groupe, du niveau de l’enseignant, du rythme hebdomadaire et de la location du cheval et du matériel. Pour les tarifs pratiqués en ce moment, appelez les centres équestres de votre ville.
Visitez avant de vous inscrire : état des chevaux, sol de la carrière et clôtures, diplômes de l’enseignant, effectif d’une reprise et disponibilité de casques à la bonne taille. Demandez le planning et les conditions de rattrapage par écrit.